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Site créé en

février 2005 par

Marc Thiébaud, responsable du CAPPES et

Jacques Nuoffer, responsable du

SECEB





Gérer ses pensées

 

 

 

Nos pensées jouent un rôle essentiel dans la réaction de stress.

Avoir le contrôle sur le stresseur, ou croire l'avoir, diminue le stress.

 

 

Le stresseur n'est pas seul en jeu. Intervient aussi le fait que nous avons jugé psychologiquement une situation stressante.

 

S'approprier de nouvelles pensées est souvent plus difficile que l'on croit, surtout si on n'y adhère que partiellement.

 

Il s'agit de raisonner différemment, donc de modifier une ancienne habitude et se faire à une nouvelle habitude, éloignée de nous jusqu'ici.

 

Il est souvent utile voire nécessaire de chercher un appui extérieur.

 

 

 

Procéder par questions

 

Se questionner, selon une démarche "socratique" aide à "accoucher" de pensées nouvelles.

 

Quelles sont les preuves en faveur de ce que je pense?
Prendre conscience de l'existence d'une différence entre les faits et mon interprétation.
N'y a-t-il pas d'autres manières d'expliquer les faits?S'entraîner à plus de souplesse dans sa manière de penser.
Si c'est exact, est-ce grave?
Apprendre à relativiser l'événement:
me stressera-t-il encore dans une heure, un jour, un mois?

 

 

 

Etapes de la gestion psychologique du stress

 

Patrick Légeron (cf. bibliographie) distingue cinq étapes pour modifier le contenu de ce processus psychologique.

 

 

1. Prendre conscience de ses pensées automatiques

 

Une fois qu'a cessé la dénégation de son état de stress, que sont cernés les stress quotidiens et les facteurs qui les provoquent, il faut percevoir ces pensées automatiques et croire à sa possibilité d'y changer quelque chose.

 

 

2. Comprendre que nos émotions pénibles sont le fruit de ces pensées stressantes

 

Ces pensées automatiques sont des phrases positives et négatives. Elles ne sont pas faciles à saisir et à analyser, notamment en situation de stress. Il faut s'astreindre à un travail psychologique volontaire pour noter la situation (un collègue ne me rend pas ses notes à temps), percevoir l'émotion (colère, anxiété) qui l'accompagne et prendre conscience de la pensée associée ("ça va encore retomber sur moi"). C'est bien cette pensée qui va me stresser.

 

 

3. Soumettre ses pensées à la critique

 

Les recherches de la psychologie cognitive (cf. bibliographie: Cottraux, 2001) ont mis en évidence que les personnes stressées ont plus fréquemment que les autres des manières erronées de raisonner qui déforment la réalité, en font une lecture partiale ou simplificatrice.

 

Voici quelques erreurs de logique, appelées distorsions cognitives:

 

L'inférence arbitraire

Tirer une conclusion sans preuve: "Je suis convoqué. C'est pour une réprimande!"

 

L'abstraction sélective

Se concentrer sur un seul des éléments de la situation et ignorer les autres: vous voyez le seul élève qui baille et vous ignorez tous les autres qui vous écoutent attentivement.

 

La généralisation

A partir d'un seul événement, généraliser. Face à une seule critique: "Il n'est jamais content".

 

La personnalisation

S'impliquer trop dans la situation, surévaluer le lien entre elle et soi: "Ca n'arrive qu'à moi cet ordinateur qui me lâche!".

 

Le raisonnement dichotomique

Percevoir les choses sans nuances, en tout ou rien: "Si je ne réussis pas parfaitement, c'est que je suis complètement nul".

 

La maximalisation du négatif et la minimalisation du positif

Utiliser deux poids et deux mesures selon que l'événement est positif ou négatif. "Oui j'ai bien réussi cette leçon de math, rien d'extraordinaire! Mais celle français, c'était catastrophique.

 

 

4. Elaborer des pensées moins stressantes

 

Après avoir pris conscience de ses pensées sources de stress et des erreurs de raisonnement, il s'agit de les modifier progressivement: réalisable, mais pas facile, car nous avons le sentiment qu'ils font partie de notre personnalité.

 

Si de vous répéter "Je ne veux plus de ces pensées qui me rendent la vie impossible…" ne vous aide pas à les changer, cherchez une aide extérieure.

 

 

5. Implanter progressivement ces nouvelles pensées

 

Renforcer les acquis

 

 

 

 

 

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